Je
vois que ma dernière note a semé l’épouvante et le silence parmi
mes fidèles lecteurs et commentateurs ... Je passe donc à un sujet
plus compatible avec la blogosphere ambiante: l’amitié.
Quand
j’étais jeune j'avais deux très grands amis inséparables, c'est
à dire qu'ils étaient inséparables de ma personne. Je voyais soit
l'un, soit l'autre, mais jamais ensemble. Ils avaient l'un pour
l'autre une hostilité énorme et ne se rencontraient jamais. Ils
avaient pourtant une chose en commun: je les avais rencontrés tous
les deux au même moment, en septembre 1968, environ deux mois avant
mon douzième anniversaire.
L'un
était un garçon âgé de 15 ans, un homme quoi, vu de mes 12 ans.
Il suffit d'ailleurs que je pose mes jeunes yeux sur lui pour savoir
que mon destin se mettait en marche. Quand à elle, ma nouvelle amie,
elle venait d'atterrir de Paris dans une ville affreuse de province
et je me proposais immédiatement pour rompre sa solitude. Elle est
encore à ce jour ma grande amie comme on dit grande prêtresse.
C’était facile à cette époque de
se faire des amis et c'est moins facile plus tard où
tant d'obstacles se donnent le mot pour gâcher les
relations avant même qu'elles ne démarrent. Et puis, faut-il le
préciser j'ai laissé derrière moi tous mes amis à l'age de 21
pour émigrer en Israël. Ici les gens ont leur clan. Ce sont les
amis du lycée, de l’armée parfois de l’université. Et puis
après ... il semble que personne ne soit intéressé à former de
nouvelles amitiés.
Mais
moi, j'ai une nouvelle amie. Elle est arrivée dans ma vie à l'aube
de mes 50 ans comme un miracle, comme un coup de baguette magique. Je
la connais depuis peu de temps mais j'ai l'impression d'avoir grandi
avec elle. J'ai même l'impression parfois de savoir déjà ce
qu'elle me raconte de sa vie, comme si ma conscience la connaissait
avant même que j'ai fait sa connaissance. Faulkner a écrit: "Memory
believes before knowing remembers". Peut-être l'ai-je déjà
connue dans une autre vie, une autre sphère ... et je l'ai oubliée
- mais ma mémoire se souvient d'elle et lui donne toute sa
confiance.
Elle
se reconnaîtra si elle lit ce message et je veux qu'elle sache: elle
est ma douce et magnifique messagère de l'espoir, augure de jours
calmes et heureux ou les heures sereines effacent toutes les peines.
Copyright & copy - Nathalie R. Klein © 2006-2007
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire