Je ne
lis pas les magazines féminins et je ne vais pas expliquer pourquoi
parce que cela serait condescendant de ma part envers celles qui
lisent les magazines féminins.
Ce
n'est pas que je me targue d’être une intellectuelle, bien qu'il
n'y a pas longtemps c'est exactement ce que Le Magicien castelroussin
a dit, "Nathalie, c'est une intellectuelle" qu'il a dit.
Mais je n'en suis pas une, je fais semblant, comme d'habitude.
Toutes
les semaines de façon aussi régulière que ses visites chez le
coiffeur , ma mère passait dans un bureau de tabac qui faisait aussi
bistrot et hôtel, je crois sur la rue Nationale, mais j'ai oublié
le nom des rues de ma ville natale ... Bref, elle passait acheter ses
journaux féminins: Elle, Marie-Claire, Marie-France et Sélection.
Bon, Sélection ce n'est pas un journal féminin. Ma mère c’était
une vraie femme, féminine, élégante, impeccable et belle comme
Sophia Loren. Je ne sais pas si cela a un lien quelconque, mais
j'avais envie de le dire...
Bref,
je ne lis pas, mais alors pas du tout, les journaux féminins. Mais à
toute règle ses exceptions. Il y a les salles d'attente des
dentistes et des médecins. Ce matin me voilà donc à tourner les
pages d'un magazine féminin immonde à mon gout, "La Isha"
que ça s'appelle, et je tombe sur un article intitulé quelque chose
comme "Pourquoi certaines femmes caméléons perdent leur
personnalité en vivant avec un homme".
Des
femmes qui s'adapteraient en quelque sorte a à chaque fois qu'elle
change d'homme, à ses habitudes, les choses qu'il aime, les choses
qu'il déteste etc.. J'ai lu tout l'article, oui en son entier. Des
femmes éponges qui adoptent les passe-temps de leur conjoint comme
la poésie, ou la défense des animaux ou le golf, alors
qu’auparavant elles détestaient ces sujets.
Le
médecin de service du magazine d'y aller "les hommes sont
depuis des générations encouragés à être actifs et assertifs,
les femmes sont au contraire encouragées à être passives et
médiatrices dans la famille".
Quelle
matinée instructive alors...
Copyright & copy - Nathalie R. Klein © 2006-2007
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