Quelques jours sur le lac de Tiberiade, et
voila les K. rafraichis et repartis pour un tour. J'ai passé mon temps dans
l'eau, soit celle bleue et chlorée de la piscine de l'hôtel, soit celle opaque
et naturelle du Kinneret. Le Guerrier Ottoman chassait pendant ce temps les
poissons fabuleux. Il a surtout attrapé des poissons-chats, de sales bêtes qui
me font peur quand elles me frôlent avec leurs moustaches. De plus elles sont
immangeables niveau casheroute. Le Kinneret grouille de poissons que l'on voit à
l’oeil nu et qui n'hésitent pas à vous chatouiller et vous faire carrément la
conversation. C'est à se demander qui de l'homme ou du poisson doit attraper
l'autre....
La journée des K. commençait à 5h30, premier café
sur le balcon, les yeux encore lourds, le regard collé sur les premiers rayons
incandescents du soleil sur le lac. Les oiseaux nous frôlaient à cette heure
sans doute pas très réveillés non plus ... Le soleil en pleine montée je
rentrais dans l'eau et le Guerrier Ottoman s'installait sur la jetée avec ses
lignes et son moulinet.
Je m'éloignais à la nage de la berge, de
l'hôtel, des hommes. Les bateaux de pécheurs rentraient vers le petit port.
Plus tard je revenais dans les alentours faire des coucous joyeux au Guerrier
Ottoman, pour repartir ensuite. J'ai même plongé une fois pour sauver sa ligne
de la rupture en dépêtrant quelques fils. Cette heure-là lumineuse et
silencieuse, si ce n'est la cacophonie des oiseaux, s'agrémente avec sa peau
blanche. Plus tard il devra se protéger du soleil et se coiffer d'un grand
chapeau blanc. Bien plus tard, nous montions nous changer et allions
petit-déjeuner. Il était 7h30 au pays des amphibies.
Copyright & copy - Nathalie R. Klein © 2006-2007
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