lundi 16 octobre 2006

Au pays des amphibies



Quelques jours sur le lac de Tiberiade, et voila les K. rafraichis et repartis pour un tour. J'ai passé mon temps dans l'eau, soit celle bleue et chlorée de la piscine de l'hôtel, soit celle opaque et naturelle du Kinneret. Le Guerrier Ottoman chassait pendant ce temps les poissons fabuleux. Il a surtout attrapé des poissons-chats, de sales bêtes qui me font peur quand elles me frôlent avec leurs moustaches. De plus elles sont immangeables niveau casheroute. Le Kinneret grouille de poissons que l'on voit à l’oeil nu et qui n'hésitent pas à vous chatouiller et vous faire carrément la conversation. C'est à se demander qui de l'homme ou du poisson doit attraper l'autre....

La journée des K. commençait à 5h30, premier café sur le balcon, les yeux encore lourds, le regard collé sur les premiers rayons incandescents du soleil sur le lac. Les oiseaux nous frôlaient à cette heure sans doute pas très réveillés non plus ... Le soleil en pleine montée je rentrais dans l'eau et le Guerrier Ottoman s'installait sur la jetée avec ses lignes et son moulinet.

Je m'éloignais à la nage de la berge, de l'hôtel, des hommes. Les bateaux de pécheurs rentraient vers le petit port. Plus tard je revenais dans les alentours faire des coucous joyeux au Guerrier Ottoman, pour repartir ensuite. J'ai même plongé une fois pour sauver sa ligne de la rupture en dépêtrant quelques fils. Cette heure-là lumineuse et silencieuse, si ce n'est la cacophonie des oiseaux, s'agrémente avec sa peau blanche. Plus tard il devra se protéger du soleil et se coiffer d'un grand chapeau blanc. Bien plus tard, nous montions nous changer et allions petit-déjeuner. Il était 7h30 au pays des amphibies.



Copyright & copy - Nathalie R. Klein © 2006-2007

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