Son chef d'œuvre de mille pages "Les jours de Ziklag (1958)" n'a jamais été traduit malgré sa centralité dans la littérature israélienne. Un des lecteurs du quotidien israélien Yediot Haaharonot écrivait à ce sujet ce commentaire "ne faudrait-il pas auparavant traduire l'ouvrage en Hébreu?"
J'ai lu dans l'hebdomadaire régional "Bamakom" que S. Izhar, la soixante-quinzaine toute trépidante et professeur de littérature à l'université de Tel-Aviv, parcourait les rues de Rehovot sur son vélo, les cheveux dans le vent, en short et en sandales. Et me voila partie à rêver que cet homme est mon père, personnage secret, insondable, lui aussi intraduisible qui me quitta aux premiers chapitres de mon livre ... Mais au delà de l'image du père c'est la silhouette d'un vieillard encore plus illusoire que je perçois: celle de mon grand-père que je n'ai jamais connu, dont le visage fut toujours une énigme, une absence et présence monumentale.
Ainsi dans ma vie, je me choisis des pères , des grand-pères, des hommes qui m'auraient vu grandir. J'ai besoin de ces témoins et acteurs permanents. Et n'était-ce pas là la puissance d'un écrivain comme S.Izhar, d'avoir été le témoin et l'acteur d'une époque, d'une culture, d'une expérience linguistique?
Copyright & copy - Nathalie R. Klein © 2006-2007
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